Pourtant dans ma famille, tout le monde a fait ses études dans les meilleures écoles du monde et écoute de la musique classique même en se brossant les dents.
Oui mais voilà.
Ce soir je suis rentré de la VENTE AUX ENCHERES DU SIECLE, et j'ai dit à ma famille: "Tiens, aujourd'hui je suis allé voir la vente Bergé Saint-Laurent au Grand Palais, c'était vraiment merveilleux."
Tout ce qu'ils ont su me dire ça a été:
"C'est quand même incroyable que t'aies réussi à te garer dans ce quartier."
mardi 24 février 2009
jeudi 29 janvier 2009
And the César of the meilleur acteur...
Avant, je trouvais que Georges Beller avait des airs de Francis Perrin.
Maintenant qu'il a les cheveux tout blanc, je lui trouve un air d'Omar Sharif.
Georges Beller est un acteur incroyable, il sait vraiment tout faire.
Maintenant qu'il a les cheveux tout blanc, je lui trouve un air d'Omar Sharif.
Georges Beller est un acteur incroyable, il sait vraiment tout faire.
mercredi 28 janvier 2009
Gmail est super flippant
Aujourd'hui j'ai fait une découverte terrifiante.
Après des mois de silence radio, j'ai reçu un e-mail plutôt bizarre de la part d'une fille à qui je n'avais rien demandé depuis longtemps. Nan mais c'est pas ça le truc terrifiant.
...
Vous connaissez le principe des liens sponsorisés sur la droite des e-mails Gmail? Ben voilà ce que ça donnait:
Je passerai sur les sept liens concernant des sites traitant directement des rapports amoureux, marchands de conseils et autres grigris d'amour.
Vous l'avez compris (évidemment), L'EVENEMENT INCROYABLE de la journée, c'est le "SOLDES CHAUSSURES -50%."
J'ai cherché presque une minute ce qui, dans l'e-mail, avait pu amener Gmail à me suggérer d'acheter une nouvelle paire de grolles (j'avais pas grand chose à faire). En vain.
Et puis en réfléchissant très profondément, interrogeant mon passé, j'ai réalisé quelque chose d'absolument fondamental: après chaque rupture un peu douloureuse, je me suis acheté une nouvelle paire de pompes. SI, JE VOUS JURE.
Maintenant je me pose une question. Est-ce que tout le monde fait ça ou bien est-ce que Gmail est un génie (ou un marchand de chaussures chez qui je vais souvent)?
Après des mois de silence radio, j'ai reçu un e-mail plutôt bizarre de la part d'une fille à qui je n'avais rien demandé depuis longtemps. Nan mais c'est pas ça le truc terrifiant.
...
Vous connaissez le principe des liens sponsorisés sur la droite des e-mails Gmail? Ben voilà ce que ça donnait:
Je passerai sur les sept liens concernant des sites traitant directement des rapports amoureux, marchands de conseils et autres grigris d'amour.Vous l'avez compris (évidemment), L'EVENEMENT INCROYABLE de la journée, c'est le "SOLDES CHAUSSURES -50%."
J'ai cherché presque une minute ce qui, dans l'e-mail, avait pu amener Gmail à me suggérer d'acheter une nouvelle paire de grolles (j'avais pas grand chose à faire). En vain.
Et puis en réfléchissant très profondément, interrogeant mon passé, j'ai réalisé quelque chose d'absolument fondamental: après chaque rupture un peu douloureuse, je me suis acheté une nouvelle paire de pompes. SI, JE VOUS JURE.
Maintenant je me pose une question. Est-ce que tout le monde fait ça ou bien est-ce que Gmail est un génie (ou un marchand de chaussures chez qui je vais souvent)?
lundi 26 janvier 2009
Genèse
Un de mes tout premiers souvenirs remonte à la maternelle (normal). Je devais avoir trois ou quatre ans. Quelqu'un (pas notre maîtresse habituelle) était venu nous lire une histoire écrite par un auteur qui avait une rue à son nom dans le quartier de l'école. Je n'ai pas retenu le nom de l'auteur, mais je me souviens qu'un enfant avait demandé comment on pouvait avoir une rue à son nom (je pense pas que c'était Yohann Rémi* qui avait demandé ça, lui il était déjà beaucoup trop rebelle pour poser des questions).
La dame avait alors expliqué qu'il fallait faire quelque chose dans sa vie qui plaise à beaucoup de gens. Qui plaise un peu à tout le monde en quelques sortes. Comme Victor Hugo, que toute la France aimait, et qui avait dans toute les villes de France des avenues, des places et des rues à son nom.
"Plaire à tout le monde..."
Je me souviens qu'à ce moment précis je suis resté pétrifié, choqué par l'immensité de la tâche à accomplir. A l'époque, pour moi, le monde se divisait en deux parties difficilement conciliables.
D'un côté, les garçons, en face, les filles.
Il faut aussi savoir que mon projet professionnel, quand j'avais trois-quatre ans, c'était:
Cet épisode a marqué en moi la grandeur de la mission d'écrivain. J'étais subjugué. Pour moi, les livres, c'était des objets terrifiants, qui trônaient dans la bibliothèque du salon. Même les adultes ne les manipulaient qu'avec une infinie précaution, en silence, le visage contrit... Bref c'était chiant comme une leçon de morale de mon frère Simon.
Les livres, pour moi, c'était surtout la chasse gardée de mon grand-père. Peut-être qu'il était lui même devenu un livre à force de rester cloîtré dans sa bibliothèque. Même quand il n'était pas là, il semblait régner à distance sur cet univers; c'était sans doute pour ça que les adultes n'osaient pas trop y toucher.
Pour fuir cet univers hostile, je me suis donc concentré sur mon projet professionnel en trois points (cf plus haut). Puis on a déménagé (adieu Astrid, pompière de mon coeur), on a eu un jardin (éveillant en moi une vocation de vétérinaire), je me suis mis à faire beaucoup de sport (pour soulever des voitures), et petit à petit je passais au crible de l'impératif de rouler en Jaguar tous mes projets de métiers.
J'ai donc tour-à-tour voulu être:
Finalement, un jour, j'ai dit que je voulais faire Polytechnique, comme ça, pour épater la galerie.
Bizarrement, tout le monde m'a foutu la paix, et j'ai cru que c'était le meilleur moyen d'avoir un ordinateur de bord dans ma Jaguar.
*Yohann Rémi, si jamais tu passes par ici, j'espère que t'as pas fini en prison, même si tu le méritais un peu pour m'avoir volé la voiture Majorette que j'avais emprunté à mon frère Simon sans lui dire.
La dame avait alors expliqué qu'il fallait faire quelque chose dans sa vie qui plaise à beaucoup de gens. Qui plaise un peu à tout le monde en quelques sortes. Comme Victor Hugo, que toute la France aimait, et qui avait dans toute les villes de France des avenues, des places et des rues à son nom.
"Plaire à tout le monde..."
Je me souviens qu'à ce moment précis je suis resté pétrifié, choqué par l'immensité de la tâche à accomplir. A l'époque, pour moi, le monde se divisait en deux parties difficilement conciliables.
D'un côté, les garçons, en face, les filles.
Il faut aussi savoir que mon projet professionnel, quand j'avais trois-quatre ans, c'était:
- Devenir pompier (avec mon amoureuse Astrid qui serait pompière aussi, c'était dans le contrat de mariage)
- Devenir assez costaud pour soulever une voiture (comme Superman; j'imaginais les copains qui seraient complètement impressionnés de me voir soulever une voiture en habit de pompier devant l'école - même Yohann Rémi aurait applaudi)
- Rouler en Jaguar (parce que mon frère Simon m'avait raconté que les Jaguar avaient des ordinateurs de bord et que les ordinateurs, je trouvais ça vraiment super cool - mais à l'époque je disais pas cool, je parlais pas encore anglais; en revanche j'étais certain que Yohann Rémi aurait été vert de jalousie).
Cet épisode a marqué en moi la grandeur de la mission d'écrivain. J'étais subjugué. Pour moi, les livres, c'était des objets terrifiants, qui trônaient dans la bibliothèque du salon. Même les adultes ne les manipulaient qu'avec une infinie précaution, en silence, le visage contrit... Bref c'était chiant comme une leçon de morale de mon frère Simon.
Les livres, pour moi, c'était surtout la chasse gardée de mon grand-père. Peut-être qu'il était lui même devenu un livre à force de rester cloîtré dans sa bibliothèque. Même quand il n'était pas là, il semblait régner à distance sur cet univers; c'était sans doute pour ça que les adultes n'osaient pas trop y toucher.
Pour fuir cet univers hostile, je me suis donc concentré sur mon projet professionnel en trois points (cf plus haut). Puis on a déménagé (adieu Astrid, pompière de mon coeur), on a eu un jardin (éveillant en moi une vocation de vétérinaire), je me suis mis à faire beaucoup de sport (pour soulever des voitures), et petit à petit je passais au crible de l'impératif de rouler en Jaguar tous mes projets de métiers.
J'ai donc tour-à-tour voulu être:
- Pompier
- Vétérinaire
- Pompier-vétérinaire
- Architecte
- Designer
- Architecte-designer
- ...
Finalement, un jour, j'ai dit que je voulais faire Polytechnique, comme ça, pour épater la galerie.
Bizarrement, tout le monde m'a foutu la paix, et j'ai cru que c'était le meilleur moyen d'avoir un ordinateur de bord dans ma Jaguar.
*Yohann Rémi, si jamais tu passes par ici, j'espère que t'as pas fini en prison, même si tu le méritais un peu pour m'avoir volé la voiture Majorette que j'avais emprunté à mon frère Simon sans lui dire.
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